Nathalie Dupont

Parfois,
nous ne réalisons même pas les différents masques que nous portons.

Et parfois,
nous les utilisons en pleine conscience,
avec tous les rôles,
les stratégies
et les jeux relationnels qui les accompagnent.

Le masque social.
Le masque spirituel.
Le masque relationnel.
Le masque de celui qui veut être aimé,
reconnu,
valorisé,
ou protégé.


Avec le temps,
ces constructions peuvent devenir si habituelles
qu’elles finissent par sembler naturelles.

Alors une question apparaît :

qu’as-tu encore réellement à gagner à les maintenir ?

Et surtout :

qu’as-tu peur de perdre en les laissant tomber ?

Pendant près de vingt ans,
j’ai côtoyé des maîtres tibétains.

J’ai pu observer qu’auprès d’une véritable présence de conscience,
tout masque devient rapidement inutile.

Non pas parce que l’autre cherche à te démasquer.

Mais parce qu’une conscience profonde voit naturellement au-delà des apparences.


Les masques.
Les peurs.
Les blessures.
Les stratégies.
Mais aussi la lumière,
la profondeur
et ce qui est déjà profondément vivant derrière tout cela.


Et cela,
sans jugement.


C’est parfois inconfortable.

Car il devient difficile de continuer à se cacher derrière une image,
un rôle
ou une identité fabriquée.

Mais c’est aussi une immense libération.

Car à un certain moment,
la fatigue de maintenir les faux semblants devient plus lourde
que le fait d’oser être simplement soi-même.

Alors oui,
à un certain niveau,
tu es déjà vu.

Pas seulement dans tes apparences,
mais dans ce que tu es profondément.

Et peut-être que le véritable apaisement commence justement là :

au moment où tu cesses progressivement de lutter pour maintenir un masque.

Alors,
que choisis-tu désormais ?


Continuer à protéger les faux-semblants ?


Ou commencer à habiter plus simplement,
plus consciemment
et plus sincèrement qui tu es réellement ?


Nathalie Dupont
Guide de discernement — Axe de Vie®


Article issu des Sources du discernement — Axe de Vie®



Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.