En apparence, mon histoire ne semblait pas me conduire vers les maîtres tibétains.
Je suis née dans une famille chrétienne. J'ai été baptisée, suivi le catéchisme et fait ma communion. C'était important pour mes parents. Enfant, je suivais tout cela naturellement.
À l'adolescence, un premier livre sur les sciences humaines et la spiritualité a éveillé mon intérêt. Jusque-là, je lisais très peu et les romans ne m'intéressaient pas. C'était la première fois qu'un livre me donnait envie d'aller jusqu'au bout.
À cette époque, j'adorais la photographie. Un jour, alors que j'étais partie photographier dans les rues de Paris, je suis entrée dans une librairie. Je ne cherchais rien de particulier.

Je parcours simplement les rayons, au hasard des titres qui attirent mon attention.
À un moment, je prends un livre sur le bouddhisme tibétain. Je regarde le titre, quelques pages, puis je le repose et continue à parcourir les rayons.
Pourtant, quelque chose me fait revenir vers ce livre.
Je regarde à nouveau le titre, le nom de l'auteur — un maître tibétain. Juste en dessous est inscrit : « Avant-propos de Sa Sainteté le Dalaï-Lama ». Je lis le texte au dos et une pensée me traverse :
« Ça me dit quelque chose… »
Mais quoi ? Je n'avais aucune connaissance particulière du bouddhisme et encore moins du bouddhisme tibétain.
Et allez savoir pourquoi, cher lecteur, j'ai finalement décidé d'acheter ce livre qui parlait de Bouddha et du chemin bouddhiste.
Rentrée chez moi, j'ai commencé à lire le livre. Je l'ai lu très rapidement. Dès les premières pages, quelque chose m'a profondément apaisée.
Je me suis sentie comme à la maison, avec un sentiment de paix et de soulagement.
J'avais 24 ans.
J'ai finalement lu ce livre trois fois d'affilée.
À la fin de l'ouvrage figurait la référence d'un centre de méditation créé par son auteur. J'ai décidé d'y aller et de participer à un cours de méditation en groupe. C'était une grande première pour moi à l'époque. Et pourtant, tout s'est fait assez naturellement. Je ne me suis pas posé beaucoup de questions.
Je m'y suis sentie bien. Les participants étaient sympathiques. À la fin du cours, les instructeurs annoncent au groupe que Rinpoché viendra enseigner quinze jours plus tard à Paris. Ils nous expliquent que c'est une occasion de venir le rencontrer et d'écouter ses enseignements. Un autre lama sera également présent.
Six mois seulement après avoir découvert ce livre et quinze jours après mon premier cours de méditation, me voici dans le hall d'un grand amphithéâtre parisien pour assister à ce week-end d'enseignements.
J'entre dans la salle et m'assois. Les gens arrivent petit à petit. La salle se remplit complètement. Nous sommes près de quatre cents.
Un homme arrive sur l'estrade. Il commence à présenter le déroulement du week-end. Puis Rinpoché arrive et prend place sur un siège. Rinpoché parle en anglais et son traducteur, assis juste à côté de lui, traduit ses paroles en français.
Je me sens très bien. J'écoute, cela me parle et, alors que tout cela est nouveau pour moi, je trouve cela naturel. La journée du samedi se termine. Dans le hall, je parcours le stand où sont installés des livres sur le bouddhisme, des audios d'enseignements et divers objets tibétains. Je trouve tout ça fort intéressant. Les objets me plaisent beaucoup. Puis je repars simplement.
De retour le dimanche, Rinpoché est cette fois accompagné d'un autre lama, toujours en présence du traducteur. Un court enseignement commence, puis viennent les chants et les mantras tibétains.
Et à ce moment-là, je ressens à nouveau cette paix et ce sentiment d'être à la maison.
Tout cela m'est pourtant totalement nouveau. Et en même temps, cela me semble profondément naturel.
Mais cette fois, quelque chose est encore plus profond. Ce n'est plus seulement une impression. C'est une évidence intérieure : je suis à la maison.
Cela fut le début d'une grande histoire , mais je ne le savais pas encore.
Nathalie Dupont
Messagère de l’âme — fondatrice de l’Axe de Vie®