Il existe une forme de décalage difficile à nommer.
Celui d’être perçue comme “à part”.
Pas forcément rejetée, mais jamais complètement rejointe.
Alors, presque imperceptiblement, un ajustement s’installe.
On simplifie ce que l’on dit.
On atténue ce que l’on vit.
On traduit ce que l’on perçoit pour que cela devienne recevable. Non pas parce que ce que l’on est n’est pas juste.
Mais parce que l’on a appris que, pour rester en lien, il fallait se rapprocher.
Se rapprocher du niveau de l’autre.
Se rapprocher du cadre.
Se rapprocher de ce qui est acceptable.
Et peu à peu, sans s’en rendre compte, on se réduit.
Ce mécanisme ne vient pas d’un manque de valeur.
Il vient d’une adaptation ancienne :
rester en lien en diminuant l’intensité de ce que l’on est.
Mais ce qui permettait autrefois de rester reliée devient, à un moment donné, un obstacle.
Car ce n’est plus seulement le lien qui est en jeu.
C’est l’axe.
Tant que l’on ajuste ce que l’on est pour être acceptée,
on quitte le point où ce qui est profondément juste pour soi peut apparaître.
La croix Ankh est un ancien symbole égyptien associé à la vie.
Dans ce symbole, je vois aussi l’image d’un axe.
Cette verticalité m’interpelle particulièrement lorsque je regarde ce qui se joue dans la relation à l’autre.

À force de nous adapter pour être compris ou acceptés, nous pouvons parfois nous éloigner de notre propre axe.
Car rester dans son axe ne garantit pas d’être accepté partout, ni par tout le monde.
Alors une question se pose :
Qu’est-ce qui est le plus essentiel à préserver ?
L’acceptation, ou l’axe ?
Quel est le point de vérité pour soi ?
Nathalie Dupont
Fondatrice de l’Axe de Vie®
