Nathalie Dupont


Pendant longtemps, le mot « axe » est revenu dans ma vie.

Puis un accident est venu bouleverser mon existence et une longue convalescence a suivi.


Bien avant l'accident,

 le mot « axe » revenait déjà


Au cours des années où j'exerçais comme kinésiologue et bioénergéticienne, une même expression revenait régulièrement à la fin des accompagnements :

« Je me sens de nouveau dans mon axe. »

« J'ai retrouvé mon axe. »

« Me voici comme réaxée dans ma vie. »

Les mots variaient légèrement mais le phénomène semblait identique. Les personnes parlaient d'apaisement, de clarté ou de cohérence retrouvée.

Au-delà des problématiques qui avaient motivé la rencontre, j'observais qu'une forme de réorganisation semblait se produire autour d'un centre plus vivant.

Je constatais simplement que ce phénomène revenait régulièrement.

C'est à cette période que l'expression Axe de Vie a commencé à émerger dans ma conscience. L'axe n'était pas une théorie. Il était d'abord observé dans l'expérience humaine.

Puis les années ont passé.

Et la vie est venue me rencontrer autrement.


Lorsque le corps se fracture


Au volant de ma voiture, un événement totalement improbable survient.

Un véhicule venant en sens inverse quitte sa voie et percute la mienne de plein fouet. Le choc est violent.

Je suis vivante.

Mais plusieurs parties de mon corps sont fracturées. Une première opération du dos est réalisée. Quatre mois d'hospitalisation suivent.

À ce moment-là, une seule chose compte : permettre au corps de retrouver progressivement son énergie et sa mobilité.


Une phrase inattendue


Quelques mois plus tard, lors d'une séance de rééducation, ma kinésithérapeute me dit :

« Vous avez eu beaucoup de chance. Malgré la fracture, cette vertèbre est restée dans son axe. C'est notamment ce qui a permis que vous conserviez l'usage de vos jambes. »

Je ressens immédiatement une profonde gratitude.

Mais une autre émotion apparaît en même temps.

Ce mot.

Axe.

Encore.

Après toutes ces années à entendre mes clients parler de leur axe retrouvé, voilà que ce même mot revenait au cœur de ma propre histoire.

Cette fois-ci dans mon corps. Dans une vertèbre fracturée qui était demeurée dans son axe.

En sortant de cette séance, je repensais à toutes ces années d'accompagnement. Je ne cherchais pas à comprendre davantage.

Je constatais simplement que la vie semblait me montrer quelque chose d'important.


Deux années et demie pour se remettre réellement


Une seconde opération du dos a été réalisée deux ans plus tard. Il faudra finalement deux années et demie pour que mon corps retrouve progressivement ses capacités.

La reconstruction ne concernait pas uniquement le corps. Il fallait également laisser le temps faire son œuvre intérieure.

Pendant cette période, une grande partie de ce qui structurait mon quotidien avait disparu. Les projets étaient suspendus. Le rythme habituel n'existait plus.

L'essentiel consistait à prendre soin du corps et à lui permettre de retrouver progressivement sa mobilité.

Au début, marcher cinq minutes représentait déjà une étape.


L'axe n'est pas ce qui empêche la rupture


Au fil de cette expérience, une réalisation plus profonde s'est révélée.

L'axe n'empêche pas les bouleversements. L'axe n'empêche pas les pertes. L'axe n'empêche pas les transitions. L'axe n'empêche pas les fractures.

Mais il peut demeurer présent au cœur même de ce qui se transforme.

La vie peut être profondément bouleversée sans que l'essentiel disparaisse.

Une présence demeure.

Et lorsqu'elle devient reconnaissable dans l'existence, elle révèle un axe vivant.


Grâce à la fracture, l'axe devient visible


La phrase de la kinésithérapeute parlait d'une vertèbre demeurée dans son axe malgré la fracture.

Progressivement, j'ai commencé à percevoir qu'elle révélait quelque chose de plus vaste.

Certaines expériences bouleversent profondément une existence. Elles modifient les repères, les projets, parfois même la manière dont nous nous percevons.

Pourtant, elles peuvent aussi rendre visible ce qui passait jusque-là inaperçu.

L'accident a agi comme un révélateur. Il a rendu visible une réalité qui était déjà à l'œuvre depuis longtemps.

Progressivement, j'ai reconnu cette présence comme un axe vivant à l'œuvre dans l'existence.


Donner un nom à ce qui avait été reconnu


Après la convalescence.

Après les années d'observation.

Après cette confirmation vécue dans mon propre corps.

Donner officiellement naissance à Axe de Vie® était devenu une évidence.

Non comme le début d'une histoire.

Mais comme le prolongement naturel de quelque chose qui avait déjà été reconnu.

D'abord chez les personnes que j'accompagnais.

Puis dans ma propre existence.

J'avais progressivement reconnu qu'il existe un axe vivant à l'œuvre dans l'expérience humaine. Un axe qui peut demeurer présent même lorsque tout semble être bouleversé.

Axe de Vie® est né de cette reconnaissance et du désir de la transmettre.


Ce qui demeure vivant


Qu'est-ce qui demeure lorsque ce que l'on croyait stable se fracture ?

L'accident m'a révélé qu'au cœur même des bouleversements, une présence demeure.

C'est cette présence vivante que j'ai progressivement reconnue comme un axe.

Voilà ce qui est devenu le fondement d'Axe de Vie®.


Nathalie Dupont

Fondatrice de l'Axe de Vie®

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